Le concept de domination est quasi absent du discours psychanalytique. Malgré le
potentiel émancipateur de sa méthode qui mène à la découverte de l’inceste à l’origine de l’hystérie, Freud en nie rapidement la réalité. La théorie du fantasme et de l’Œdipe fait alors porter la faute à l’enfant coupable de ses désirs, et innocente le parent, engageant une tendance majoritaire de la pensée psychanalytique freudienne, kleinienne et lacanienne à mettre de côté l’ensemble de la série traumatique. Ce tournant fondateur a largement rendu la psychanalyse aveugle aux rapports sociaux de domination de genre, de classe, coloniaux, racialisés, au profit de théories essentialisantes. Cependant, des psychanalystes pensent depuis longtemps ces violences socialement construites. Nous en invitons quelques-unes et quelques-uns à dialoguer avec des autrices et auteurs développant une pensée critique des dominations et de la psychanalyse.
Thèmes spécifiques de l’année
Cette année le séminaire se déroulera sur trois mercredis :
26 novembre 2025, 11 mars 2026, 20 mai 2026, de 14 à 17h
Et il y aura un colloque le mercredi 21 janvier 2026, à la Maison des Réfugiés de Paris : « Quelles psychanalyses pour penser les dominations et soigner leurs effets ? »
Renseignements, inscriptions à partir d’octobre 2025 : ColloqueDominations21janvier2026@orange.fr