Étude des situations de traumas extrêmes du fait de catastrophes, de maladies, de conflits armés, d’oppression d’une population par une autre, de famines, de déplacements de populations, etc. Ces situations désorganisent le lien social, les structures collectives, les familles… Elles peuvent générer une psychopathologie qui dépend du contexte dans lequel ces traumatismes sont vécus. Les enfants sont particulièrement vulnérables dans ce type de situation. Nous analyserons les réponses spontanées et organisées mises en œuvre. En effet, ces situations, les hommes ont dû les affronter depuis toujours et, tenter de trouver des réponses pour surpasser les états de détresse qui en résultent. L’intervention en situation humanitaire amène donc à poser les bases d’une clinique nouvelle, transculturelle, puisqu’elle doit tenir compte de ce que vivent et expriment les populations concernées, les modes d’intervention des agents de l’humanitaire, la façon dont les uns et les autres se rencontrent et créent une dynamique relationnelle qui a pour projet de soigner et d’aider. Des programmes sont aujourd’hui mis en œuvre par les Organisations Internationales et les Organisations Humanitaires pour aider ces populations au plan de la souffrance psychique. Sur la base du respect de leur propre monde culturel, des praticiens s’engagent dans ces programmes de santé mentale. Ils sont amenés à réfléchir sur leurs pratiques et leurs théories en fonction des situations auxquelles ils sont confrontés, des modes de penser la souffrance et de la soigner dont disposent les personnes qu’ils veulent aider.
Hôpital Cochin/Université de Paris – Maison des Adolescents – Maison de Solenn
Responsable : Mayssa’ El Husseini
Avec l’aide de l’Association Internationale d’EthnoPsychanalyse (A.I.E.P.)